Hermann Nabi, Ph.D., HDR
Directeur, Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval
« La recherche prend tout son sens lorsque les connaissances qu’elle génère ouvrent de nouvelles possibilités et contribuent, aujourd’hui comme demain, à transformer la santé et la société. »
C’est avec fierté, enthousiasme et un profond sens des responsabilités que j’amorce mon mandat à la direction du Centre de recherche du CHU de Québec–Université Laval. Je mesure pleinement le privilège de contribuer, avec l’ensemble de notre communauté, au développement d’un Centre qui rassemble des équipes de très haut niveau, soutenues par des infrastructures de recherche de pointe et animées par une même ambition : faire progresser les connaissances pour améliorer la santé et les soins.
Notre centre occupe une place singulière dans le paysage de la recherche en santé. Seul centre de recherche au Québec dont les travaux couvrent l’ensemble du continuum de la vie, de la conception jusqu’à la fin de vie, il réunit une recherche fondamentale, clinique, translationnelle et populationnelle de calibre international, portée par des équipes réparties sur six sites et regroupées au sein de sept axes de recherche. Son intégration au CHU de Québec–Université Laval, le plus grand centre hospitalier universitaire de la province et le seul CHU de l’Est du Québec, constitue un atout majeur. Cette proximité avec les milieux de soins nous place au cœur des besoins des patientes et patients, et nous donne accès à des populations, à des données et à des enjeux de santé d’une grande valeur scientifique et sociétale.
Le contexte de la recherche évolue rapidement, et les attentes avec lui. L’excellence scientifique demeure essentielle, mais elle doit aujourd’hui aller de pair avec notre capacité à démontrer la pertinence, la portée et l’impact de nos travaux. Leurs retombées se déclinent à plusieurs niveaux, allant de la production de nouvelles connaissances et d’innovations diagnostiques ou thérapeutiques, à l’amélioration des pratiques et de l’organisation des soins, en passant par le soutien à la décision publique, la formation d’une relève hautement qualifiée et, ultimement, l’amélioration de la santé des populations.
Rendre notre contribution plus visible et plus compréhensible est plus que jamais essentiel. C’est en démontrant la valeur de ce que nous accomplissons que nous continuerons de mériter la confiance et le soutien de la population, de bâtir des partenariats solides et d’attirer les investissements nécessaires à notre développement. Il ne s’agit pas seulement de mieux communiquer nos résultats, mais de réfléchir, dès la conception de nos projets, aux changements qu’ils peuvent rendre possibles.
C’est dans cet esprit que je souhaite porter une vision fondée sur une recherche d’excellence, collaborative, partenariale et tournée vers l’impact. Cette vision passe par un arrimage plus étroit entre la recherche et les priorités cliniques et institutionnelles, afin d’accélérer le passage des connaissances vers la pratique. Elle suppose aussi de favoriser les synergies entre les axes de recherche, les disciplines et les sites, et de faire émerger des grands programmes de recherche transversaux capables de répondre à des enjeux de santé complexes.
Nous devons par ailleurs faire de nos plateformes, de nos biobanques et de nos données, de véritables leviers stratégiques au service de notre ambition. Mais notre principale richesse demeure les personnes. Nous continuerons donc d’investir dans nos talents, de soutenir la relève, et de cultiver un environnement inclusif, bienveillant et stimulant, où les idées circulent, où les collaborations se construisent et où l’innovation peut émerger.
Cette ambition s’appuiera sur une gouvernance moderne, ouverte et participative, qui fera une plus grande place aux patientes et patients, aux citoyennes et citoyens, aux personnes étudiantes ainsi qu’au personnel professionnel, tout en affirmant notre engagement envers la science ouverte.
Notre capacité à générer des retombées repose enfin sur la force de nos partenariats. Je tiens tout particulièrement à souligner l’apport essentiel de la Fondation du CHU de Québec. Grâce à son engagement et à la générosité de ses donatrices et donateurs, nous pouvons soutenir des projets novateurs, acquérir des équipements de pointe et offrir à nos équipes des conditions propices à l’excellence scientifique. Je souhaite aussi poursuivre et renforcer nos liens avec l’Université Laval et ses facultés, le Réseau universitaire intégré de santé et de services sociaux de l’Université Laval (RUISSS-UL), ainsi qu’avec les autres centres de recherche affiliés de la grande région de Québec et d’ailleurs. Ensemble, nous formons un écosystème de recherche en santé exceptionnel, dont nous devons pleinement mettre à profit les complémentarités.
Être tourné vers l’impact ne signifie pas pour autant que toute recherche doive produire des résultats immédiatement applicables. La recherche fondamentale demeure un pilier incontournable de notre mission : les grandes innovations de demain naissent souvent de découvertes dont les applications ne sont pas encore connues. Notre responsabilité est donc double : préserver cette capacité de découverte, tout en sachant expliquer pourquoi elle est essentielle et quelles possibilités elle ouvre pour l’avenir.
Notre ambition collective est claire : faire du Centre de recherche du CHU de Québec–Université Laval un moteur de transformation en santé, capable de relier les expertises, les disciplines, les données, les technologies, les milieux cliniques et communautaires pour produire des résultats scientifiquement et socialement utiles. En conjuguant excellence scientifique, collaboration, audace, vision et gouvernance stratégique, nous renforcerons notre capacité à attirer les meilleurs talents et les investissements, à bâtir des partenariats porteurs et à accroître notre contribution à la société.
Hermann Nabi, Ph.D., HDR