Trois étudiantes obtiennent une bourse de la Société de recherche sur le cancer
De gauche à droite : Amy Beaudin, Juliette Gouhier et Marie-Anne Bérubé.
La Société de recherche sur le cancer (SRC) a annoncé l’octroi de 50 prestigieuses bourses de doctorat à des personnes étudiantes au Canada pour leurs projets novateurs visant à mieux prévenir, détecter et traiter le cancer.
Nous tenons à féliciter nos étudiantes Amy Beaudin, Marie-Anne Bérubé et Juliette Gouhier, qui se sont démarquées par la qualité exceptionnelle de leur candidature !
Ces bourses, d’une valeur de 70 000 $ répartis sur deux ans, sont offertes en partenariat avec des organismes subventionnaires pour soutenir la recherche de pointe. Plus de 250 candidatures ont été examinées par la SRC, et les lauréats et lauréates se sont distingués par l’excellence de leurs propositions et leur capacité à générer des avancées concrètes dans le domaine du cancer.
Félicitations pour cette belle réussite !
Amy Beaudin
- Étudiante au doctorat dans l’équipe de Mélanie Laurin, axe Oncologie
- Titre du projet : Le rôle d’AMOTL2 dans la formation de tumeurs cutanées
Les cancers de la peau de type non mélanome comptent parmi les cancers les plus fréquemment diagnostiqués au Canada, constituant ainsi un fardeau considérable pour notre système de santé. Bien qu’ils soient rarement agressifs, les traitements actuels entraînent souvent une destruction locale importante de la peau des patients. Mon projet de recherche vise à approfondir notre compréhension des mécanismes qui régulent la formation de la peau et à examiner comment leur dérégulation peut conduire au développement de cancers cutanés. Ces connaissances seront essentielles pour orienter le développement de nouvelles stratégies de traitement.

Juliette Gouhier
- Étudiante au doctorat dans l’équipe de François Bordeleau, axe Oncologie
- Titre du projet : Identification d’un profil d’épissage alternatif mécanodépendant prédictif du potentiel métastatique
Dans le cancer du sein, une plus grande rigidité du microenvironnement tumoral est généralement corrélée avec la progression et une agressivité accrue des cellules tumorales. J’étudie comment la rigidité modifie le comportement des cellules cancéreuses du sein via l’épissage alternatif, un processus permettant à un même gène de produire plusieurs variants protéiques. En cultivant des cellules sur des substrats mous (physiologique) ou rigides (tumoral), nous visons à identifier les variants protéiques régulés par la rigidité et responsables de l’agressivité cellulaire. Comprendre ces mécanismes pourrait affiner la prédiction de l’agressivité tumorale et améliorer le diagnostic.

Marie-Anne Bérubé
- Étudiante au doctorat dans l’équipe d’Amélie Fradet-Turcotte, axe Oncologie
- Titre du projet : Caractérisation du rôle du complexe FIRRM-FIGNL1 dans la progression du cancer
Plusieurs cancers, comme le cancer du sein triple négatif, demeurent difficiles à traiter en raison de leur résistance aux thérapies utilisées actuellement en clinique. Mon projet cherche à comprendre comment deux acteurs impliqués dans la réparation de l’ADN, FIRRM et FIGNL1, influencent la réponse des cellules aux traitements. En mieux cernant leur rôle, nous pourrions identifier de potentiels nouveaux marqueurs pour prédire l’efficacité des thérapies et éventuellement développer des stratégies pour surmonter la résistance de certains cancers.
