­­­­­La Dre Mélanie Laurin est chercheuse régulière dans l’axe Oncologie du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval. Elle est également professeure associée au département de biologie moléculaire, biochimie médicale et pathologie de l’Université Laval. Ses activités de recherche visent à comprendre les mécanismes moléculaires qui orchestrent le développement embryonnaire de la peau et leur contribution lorsque dérégulés à la progression de cancer dans ce tissu. Tout au long de sa carrière, les travaux de la Dre Laurin ont été publiés dans des revues prestigieuses. Notamment, l’une de ses études a reçu le prix de la meilleure publication de l’Institut du cancer des IRSC et a été identifiée comme l’une des 10 meilleures découvertes financées par la Société Canadienne du Cancer en 2013.

 

Comprendre les mécanismes moléculaires qui régulent le développement et le cancer de la peau

Le carcinome basocellulaire (CBC) de la peau est le cancer le plus fréquent. En raison du très grand nombre de cas, le traitement des CBCs engendre un énorme fardeau pour notre système de santé. Bien que les CBCs peuvent être facilement traités par ablation chirurgicale, un nombre important de patients présentant des cas avancés ne répondent pas ou développent une résistance aux traitements actuellement disponibles. L’équipe du Dre Laurin s’intéresse plus particulièrement à caractériser le rôle des réseaux de signalisation des Rho GTPase au cours du développement et de la progression du cancer. Grâce à leur habilité à coordonner les dynamiques du cytosquelette, ces réseaux ont émergé à titre d’important régulateur de la morphogenèse embryonnaire et de l’invasion tumorale. Toutefois, leur contribution au développement de la peau et à progression des cancers de la peau avait jusqu’à présent été négligée.

 

L’utilisation d’un modèle de souris puissant pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.

Pour répondre à ses questions, la Dre Laurin utilise une technique puissante qui consiste à injecter des particules lentivirales dans la cavité amniotique d’embryons de souris, ce qui permet l’infection spécifique des progéniteurs de la peau (Beronja et al., Nature 2010). Cette technique est extrêmement puissante car elle permet d’effectuer des criblages à haut débit, d’induire des perturbations génétiques rapides et d’effectuer des analyses en mosaïque chez la souris; des approches qui étaient autrement limitées aux modèles d’invertébrés et de vertébrés inférieurs. Grâce à l’utilisation de cette technologie en combinaison avec des approches de la biologie moléculaire, de la biologie cellulaire et de la protéomique, les résultats de ces études amélioreront non seulement notre compréhension du développement de la peau, mais ils auront également des implications importantes pour l’identification de nouvelles cibles thérapeutique pour le traitement des cas agressifs de CBC.

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