Axe Oncologie

À la recherche de nouvelles pistes pour contrer le cancer

Données 2016-2017

0
Chercheurs
0
Étudiants
0
M$
Octrois
0
Publications

Directeur
Jacques Côté

Directeur adjoint
Martin Simard

Gestionnaire
Diane Hamel

9, rue McMahon
Québec (Québec)
CANADA G1R 3S3

+1 418 525-4444, poste 15545
+1 418 691-5439

La majorité des patients atteints de cancer de Québec et de l’Est du Québec sont traités au CHU de Québec-Université Laval. Cet afflux constant de patients stimule la recherche de sorte que l’axe Oncologie joue un rôle pivot en recherche sur le cancer, tant sur les plans régional et national, qu’international. L’axe regroupe 57 chercheurs réguliers et 8 chercheurs associés, dont environ 60 % sont des chercheurs fondamentalistes et 40 % des chercheurs cliniciens/appliqués, incluant 15 chercheurs boursiers. Depuis 2014, 5 Chaires de recherche du Canada, 1 chaire IRSC, 2 Chaires FRQS, 2 Chaires CRSNG-industrie et 2 Chaires philanthropiques. Les chercheurs encadrent 55 étudiants à la maîtrise, 102 au PhD, 13 stagiaires post-doctoraux et 2 fellows (2016-2017). L’axe Oncologie constitue un regroupement multidisciplinaire répondant à la vocation suprarégionale du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et de l’Université Laval. À cet égard, les chercheurs font partie du Centre de recherche sur le cancer (CRC), un des centres de recherche thématiques prioritaires de l’Université Laval. De plus, la recherche en oncologie constitue un des thèmes prioritaires de la Faculté de médecine. Leurs équipes sont principalement regroupées sur le site de L’Hôtel-Dieu de Québec, mais sont aussi présentes à travers tous les sites du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, ce qui facilite les échanges synergiques avec les chercheurs d’autres axes.

La proximité des groupes de recherche fondamentale et clinique favorise grandement la recherche translationnelle. Les chercheurs de l’axe sont regroupés en 5 thèmes et leurs travaux de recherche couvrent un large spectre, allant de la molécule au patient. L’axe Oncologie est donc un groupe transdisciplinaire dont les chercheurs travaillent en étroite collaboration avec les équipes médicales. Différents membres de l’axe font partie de réseaux FRQS reconnus, incluant

  1. le Réseau de recherche sur le cancer (Dimcho Bachvarov, Isabelle Bairati, Caroline Diorio, Fradet, Louis Lacombe);
  2. le Réseau de thérapie cellulaire et tissulaire (Manuel Caruso, Samer Hussein);
  3. le Réseau québécois en soins palliatifs et de fin de vie (Pierre Gagnon, Josée Savard, Bruno Gagnon, Serge Dumont, Lise Fillion, Lynn Gauthier, Desbiens, Michel Dorval), dont la direction est d’ailleurs assurée par un de nos chercheurs.

Travaillant déjà en interdisciplinarité, les chercheurs de l'axe entendent accroître ce type de collaborations tout au long de la trajectoire du patient grâce à la construction du Centre Intégré de Cancérologie et la création du Centre de recherche intégré en oncologie de précision de Québec (CRIOPQ). Le CRIOPQ permettra de développer une médecine personnalisée appliquée aux problématiques cliniques majeures du CHU de Québec-Université Laval.

Les chercheurs de l’axe contribuent aux grands projets nationaux et internationaux en génomique du cancer de la prostate (Canadian Prostate Cancer Genome Network (CPC-GENE)) et du sein, ainsi qu’au projet de transfert en pratique clinique des biomarqueurs du cancer de la prostate (Canadian Prostate Cancer Biomarker Network (CPCBN)). L’équipe d’uro-oncologie dirige une étude provinciale de biomarqueurs de risque du cancer de la prostate liés à la diète et à l’exercice, qui recrute une cohorte de 2 000 hommes à risque (GRePEC) et est un membre important du Réseau de collecte de la Biobanque PROCURE. Des chercheurs du Centre des Maladies du Sein Deschênes-Fabia participent aussi aux efforts déployés par le Groupe McPeak-Sirois visant à améliorer les soins aux patientes atteintes de cancer du sein, notamment en augmentant l’accessibilité aux protocoles de recherche dans l’ensemble du Québec.

5 thèmes de recherche

Les travaux de recherche collaborative et transdisciplinaire effectués par les chercheurs de l’axe Oncologie couvrent les 4 piliers de la recherche en santé identifiés par les IRSC. Leurs travaux portent sur des sujets primordiaux en oncologie de pointe et sont supportés par plus de 54 M $ obtenus en subventions/contrats/bourses au cours des 4 dernières années.

Thèmes de recherche :

  1. Mécanismes cellulaires et moléculaires du cancer
    Ce thème englobe la recherche fondamentale sur la biologie du cancer et se développe en 3 thématiques: la régulation et l’intégrité du génome, la signalisation et le stress cellulaire, et la croissance et morphogenèse. Les 23 chercheurs de ce thème forment un groupe de calibre international parmi les plus respectés et performants à l’échelle nationale. Les approches expérimentales de fine pointe en biologie cellulaire et moléculaire, épigénétique, protéomique, génomique et édition du génome sont appuyées par de nombreux systèmes modèles, dont la levure, le nématode, la drosophile, la souris et les cellules souches. Elles permettent de caractériser les étapes menant à la transformation oncogénique et au potentiel métastatique, ainsi que d’identifier de nouveaux biomarqueurs et cibles thérapeutiques alternatives. Des collaborations inter-thématiques ont mené à une multiplication de projets de recherche à caractère translationnel avec les chercheurs d’autres secteurs de l’axe. Ces collaborations ont contribué à découvrir de nouveaux biomarqueurs pour un meilleur dépistage du cancer, ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques et molécules pour le développement de nouveaux traitements.
  2. Cancers urologiques et gynécologiques
    Les 9 chercheurs de ce thème sont des leaders en matière de biobanques et de projets épidémiologiques. Ils sont au cœur de projets translationnels qui servent d’interface avec de nombreux chercheurs intra et inter-axes. L’équipe d’uro-oncologie développe des approches novatrices pour le diagnostic, la prévention, le traitement hormonal ciblé, l’immunothérapie et l’imagerie moléculaire du cancer de la prostate, ainsi que pour l’évaluation des issues cliniques à l’interface patient-médecin. L’immunothérapie du cancer de la vessie, la prise en charge multidisciplinaire des patients nécessitant une cystectomie et les biomarqueurs de la chimiorésistance au cancer de l’ovaire sont parmi les autres thèmes de recherche de cette équipe.
    Le groupe dispose de banques de spécimens et de données cliniques provenant de 4 800 patients atteints du cancer de la prostate et de 1 800 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire. De plus, la découverte et l’intégration de biomarqueurs pronostiques et diagnostiques pour un traitement personnalisé des cancers urologiques sont des thèmes majeurs qui tirent profit des plateaux de génomique et de métabolomique du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval et d’une subvention «Projets de développement stratégique innovants » du FRQS.
  3. Cancer du sein et oncogénétique
    Les recherches de ce thème visent à améliorer la santé et le bien-être des femmes en fournissant des moyens pour prévenir, dépister et traiter le cancer du sein dans une approche personnalisée. L’équipe compte 11 chercheurs qui contribuent aux travaux d’organismes de consultation, d’intervention et de recherche nationaux et internationaux dans la lutte au cancer du sein. Les travaux de l’équipe sont facilités par le maintien d’une base de données cliniques, unique au Québec, documentant le statut au diagnostic, le traitement initial et la survie de plus de 10 000 patientes prises en charge par le Centre des Maladies du Sein Deschênes-Fabia depuis sa fondation en 1976, et la mise en banque de tous les échantillons de cancer du sein depuis 1993. Ainsi, 6 centres au Québec se sont réunis afin de créer une base de données commune. De plus, l’équipe a un programme de recherche translationnel original visant à identifier les causes du développement d’un cancer du sein ou d’une récidive dans le but d’améliorer la prévention et le traitement de ce cancer et d’en atténuer les conséquences.
  4. Radio-oncologie, physique et imagerie médicale
    Ce thème s’appuie sur l’infrastructure de pointe du centre de radio- oncologie du CHU de Québec-Université Laval. Il fait partie intégrante d’une équipe suprarégionale qui couvre la recherche du laboratoire au patient. Il regroupe 6 chercheurs réguliers dont les travaux convergent vers un ciblage optimal en radiothérapie et en thérapie interne. Ceci comprend les algorithmes d’optimisation, de reconstruction tomographique, d’apprentissage machine et de calcul des doses, le traitement guidé par imagerie en temps réel et la mesure des doses. L’équipe a aussi développé des collaborations pour le développement de nouvelles molécules et nanoparticules à vocation théranostique, ainsi que pour la guérison des tissus sains irradiés. L’application des avancées technologiques pour des utilisations pratiques est une voie de recherche privilégiée par nos chercheurs. Par exemple, l’évaluation du rôle de l'imagerie fonctionnelle dans le traitement ciblé du cancer de la prostate par curiethérapie ou par chirurgie, ou encore la combinaison de la recherche fondamentale, translationelle et clinique portant sur l’identification de biomarqueurs sériques et tissulaires de réponse tumorale et de toxicité pour les cancers prostatiques traités par de fortes doses en curiethérapie guidée par imagerie. Les chercheurs de la thématique sont en interaction étroite avec l’industrie pour faciliter le déploiement de leurs découvertes.
  5. Oncologie psychosociale et soins palliatifs
    Les 7 chercheurs de ce thème proviennent d’horizons complémentaires (médecine générale, psychiatrie, psychologie, service social, sciences infirmières, pharmacie). L’objectif ultime de leurs travaux de recherche est de fournir des connaissances de pointe quant à l’optimisation du fonctionnement psychosocial et de la qualité de vie des patients et de la qualité des soins qui leur sont offerts, et ce, tout au long de la trajectoire de soins, du diagnostic jusqu’au deuil/survie. Les projets de recherche s'articulent selon deux axes principaux: la recherche axée sur le patient et l’organisation des services et des soins de santé. Y sont abordés les conséquences psychosociales du cancer sur les patients et leurs proches, l’efficacité d’interventions psychosociales novatrices et l’accessibilité en régions éloignées, les mécanismes menant à une meilleure adhésion aux traitements oncologiques et des décisions plus éclairées quant à ceux-ci, et une meilleure organisation des soins coordonnant les besoins des patients, des proches et des intervenants et les interventions offertes. Le transfert des connaissances est une partie intégrante des travaux des chercheurs de ce secteur afin de s’assurer qu’ils ont un impact réel et direct sur les patients, leurs familles et les intervenants. Ce groupe bénéficie aussi d’interactions multiples avec le système de santé local et avec les experts et réseaux canadiens et internationaux.