Professeur titulaire
Département de microbiologie-infectiologie et d'immunologie
Faculté de médecine

Marc Ouellette a obtenu son doctorat sur la résistance aux antibiotiques chez les bactéries de l’Université Laval. Il a ensuite poursuivi des études postdoctorales au Netherlands Cancer Institute (NKI), se spécialisant dans la résistance aux agents antimicrobiens chez les parasites protozoaires. En 1990, il a rejoint le Centre de Recherche en Infectiologie (CRI) de l’Université Laval, où il occupe actuellement le poste de Professeur et de Directeur. Il a été titulaire d’une Chaire de recherche du Canada en résistance antimicrobienne de 2003 à 2024. De 2010 à 2018, il a également dirigé l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) où il a travaillé, entre autres, sur la crise du virus Ebola et 2014 et celle du Zika en 2015-16. Depuis 2023, il préside le comité aviseur scientifique du Pôle de préparation aux pandémies de l’Est du Canada (PPPeC).
Les travaux du Pr Ouellette portent sur la génomique de la résistance antimicrobienne, tant chez les parasites protozoaires que chez les bactéries. Le Pr Ouellette a contribué à des découvertes fondamentales sur les mécanismes de résistance, notamment chez Leishmania et Streptococcus pneumoniae (le pneumocoque). Leishmania, classé parmi les maladies tropicales négligées, est le parasite le plus meurtrier après celui du paludisme, touchant environ 12 millions de personnes. Quant au pneumocoque, il figure parmi les bactéries les plus létales au monde, causant plus d’un million de décès chaque année. Ce dernier a été reconnu par l’OMS comme un pathogène prioritaire pour le développement de nouveaux traitements.
Le laboratoire du Pr Ouellette exploite divers criblages génomiques couplés au séquençage de nouvelle génération (NGS) pour élucider le mode d’action et les mécanismes de résistance aux agents antimicrobiens. Les approches omiques sont également mobilisées pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques contre de nouvelles molécules, ou encore pour mieux comprendre les voies cellulaires impliquées dans la survie ou la mort des microorganismes, et ainsi orienter le développement de stratégies thérapeutiques innovantes.