Professeur titulaire
Département d'obstétrique, de gynécologie et de reproduction
Faculté de médecine

Le Professeur Jacques J. Tremblay est chercheur régulier dans l’axe Reproduction, santé de la mère et de l’enfant du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, et professeur titulaire au Département d’obstétrique, gynécologie et reproduction de la Faculté de médecine de l’Université Laval. Ses travaux portent sur l’étude de différentes facettes des cellules de Leydig, cellules du système endocrinien, et s’appliquent particulièrement aux différences du développement sexuel, aux maladies hormonodépendantes, à la différenciation cellulaire, de même qu’à la régulation de l’expression génique.

Le programme de recherche du Pr Tremblay est à l’interface des domaines de la biologie du développement, de l’endocrinologie, et de la biologie cellulaire et moléculaire. Son équipe étudie les mécanismes moléculaires de la différenciation sexuelle masculine. L’acquisition du phénotype masculin typiquement suit trois étapes séquentielles : formation de la gonade bipotentielle, détermination du sexe masculin (différenciation testiculaire) et différenciation sexuelle masculine (pilotée par les hormones testiculaires). Des mutations dans des gènes clés de la différenciation sexuelle masculine chez l’homme sont responsables d’une trajectoire atypique du développement connue sous le nom de différences du développement sexuel (DSD). L’équipe du Pr Tremblay étudie ainsi de nouveaux gènes qui permettraient d’expliquer certains cas de DSD chez l’homme. En outre, le Pr Tremblay s’intéresse à la différenciation et la fonction des cellules de Leydig, cellules du testicule qui produisent l’hormone stéroïdienne testostérone. Des niveaux inadéquats d’hormones stéroïdiennes sont en cause dans de plusieurs pathologies humaines dont divers cancers, PCOS, endométriose, maladies auto-immunes et de l’inflammation. Outre l’importance pour la santé reproductive masculine, des niveaux adéquats de testostérone sont également essentiels pour la santé des hommes en général. Comprendre comment ce système fonctionne normalement, en étudiant les cellules de Leydig, fournira des informations essentielles qui permettront ultimement de mieux diagnostiquer et traiter ces pathologies.

Bien que différentes hormones et molécules de signalisation aient été impliquées dans la différenciation sexuelle masculine et dans la différenciation et fonction des cellules de Leydig, les facteurs de transcription en aval de ces voies demeurent méconnus. Jusqu’à présent, son équipe a identifié plusieurs facteurs de transcription, certains jamais rapportés dans la gonade ou les cellules de Leydig, et qui sont pourtant des régulateurs essentiels de la différenciation cellulaire dans d’autres tissus. Certains sont présents exclusivement dans la gonade mâle ou encore à des moments précis dans les cellules de Leydig, alors que d’autres marquent les cellules de Leydig souches. Une meilleure compréhension de la différenciation des cellules de Leydig souches résidant dans le testicule adulte pourraient permettre le développement de traitement novateurs pour les hommes souffrant d’hypogonadisme. De plus, leurs travaux sur les voies de signalisation induites par les hormones dans les cellules de Leydig ont révélé l’implication de deux kinases qui ont des rôles antagonistes; la CAMKI stimule alors que l’AMPK est un frein moléculaire qui arrête rapidement la production d’hormones stéroïdiennes, ce qui a de nombreuses implications cliniques. Les travaux du Pr Tremblay impliquent des approches de biologie moléculaire et cellulaire classiques, d’édition génique, modèles animaux, microscopie, protéomique, génomique et bio-informatique.