Médecin clinicien enseignant titulaire
Département de chirurgie
Faculté de médecine

Le Dr Pouliot a obtenu un diplôme de doctorat en médecine (MD) et un diplôme de doctorat en physiologie – endocrinologie (PhD) à l’Université Laval. Après avoir terminé une résidence en urologie (FRCSC), il a effectué un stage post-doctoral (Fellow) en imagerie moléculaire et uro-oncologie à l’Université de Los Angeles en Californie (UCLA). Depuis 2010, il est clinicien uro-oncologue au CHU de Québec-Université Laval. Il occupe également un poste de professeur agrégé au département de chirurgie de l’Université Laval. En 2014, il a reçu le prix de l’étoile montante en cancer de la prostate décerné par Movember/Prostate Cancer Canada. Il est récipiendaire des bourses de carrière du programme Chercheur boursier clinicien Junior 1 et 2 et Sénior du FRQS et a obtenu en 2023 le statut de chercheur clinicien chevronné du Fonds de recherche du Québec — Santé (FRQS).

Ses intérêts de recherche clinique et préclinique regroupent la détection et la caractérisation des cellules cancéreuses de la prostate à haut risque, résistantes à la castration et métastatiques par imagerie moléculaire en utilisant des systèmes d’amplification de la transcription ou par tomographie par émission de positrons (TEP) avec des traceurs comme la fluoro-choline ou le fluoro-désoxyglucose. Il est également impliqué dans le développement de nouveaux agents radioactifs pour traiter le cancer de la prostate métastatique par thérapie à radioligands.

Son programme de recherche a quatre objectifs : 1) Développer une méthode d’imagerie dynamique basée sur un système d’amplification transcriptionnelle qui permet de détecter l’activité lumineuse d’un gène rapporteur sous le contrôle de promoteurs spécifiques aux cancers de la prostate. Cette méthode de microscopie à bioluminescence vise à prédire la réponse des patients aux traitements antiandrogéniques. 2) Utiliser l’imagerie par tomographie par émission de positrons (TEP/TDM) comme méthode quantitative pour identifier les cancers de la prostate à très haut risque et pour évaluer la réponse individuelle des métastases, en plus de la réponse clinique aux traitements systémiques. 3) Développer une immunothérapie basée sur un système d’amplification transcriptionnelle spécifique au cancer de la prostate. Ce vaccin permettra l’introduction de gènes recombinants dans les cellules cancéreuses de la prostate du patient pour induire une réponse immunitaire efficace contre les cellules cancéreuses. 4) Caractériser l’activation des récepteurs aux androgènes (RA) chez les patients atteints de cancer de la prostate résistant à la castration. Ce projet vise à déterminer quels stéroïdes activent le RA sous castration chimique et à identifier de nouveaux partenaires interagissant avec le RA à l’aide de la protéomique.