Un projet de recherche pancanadien du réseau Réseau néonatal canadien (EPIQ), dont fait partie le CHU de Québec-Université Laval, vient de révéler une amélioration du taux de survie des bébés prématurés de l’ordre de 25 %. L’étude, qui portait sur 51 000 nourrissons, révèle que cette amélioration fait suite à l’introduction de nouvelles pratiques en néonatalogie, par exemple l’augmentation de la température corporelle des nourrissons à la naissance, une utilisation accrue des stéroïdes pour les mères 48 heures avant l’accouchement afin d’aider les bébés dont les poumons ne sont pas totalement développés ou encore la diminution de l’utilisation de la ventilation invasive pour les aider à respirer.
Le Dr Bruno Piedboeuf, néonatalogiste et chercheur au CHU de Québec-Université Laval, explique que le projet de recherche a eu des bénéfices concrets pour les nouveau-nés prématurés et leurs familles au CHU de Québec Université Laval. En effet, le projet de recherche a permis de diminuer de 35% les infections nosocomiales à l’unité néonatale et d’améliorer la survie sans séquelles des grands prématurés. Un volet de l’étude a permis de montrer le bénéfice d’impliquer les parents dans les soins donnés aux grands prématurés hospitalisés en soins intensifs. De plus, le Réseau néonatal canadien permet aux unités de comparer leurs résultats en tenant compte du nombre de patients et de la gravité de la maladie à l’admission. L’unité néonatale du CHU de Québec est une des meilleurs unités pour la prévention de plusieurs complications liées à la grande prématurité.
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