Axe Maladies infectieuses et immunitaires

Aider notre corps à combattre les pathogènes

Données 2016-2017

0
Chercheurs
0
Étudiants
0
M$
Octrois
0
Publications

Directeur
Barbara Papadopoulou

Directeur adjoint
Marc Pouliot

Gestionnaire
Serge Caron

2705, boulevard Laurier, RC-709
Québec (Québec)
CANADA G1V 4G2

+1 418 654-2705
+1 418 654-2715

Avec 47 chercheurs (41 réguliers et 6 associés), 8 Chaires de recherche du Canada (CRC) de niveau 1, et 1 Chaire Sentinelle Nord ; 11 chercheurs boursiers, 2 chercheurs membres de la Société Royale du Canada et 4 nommés à l’Académie Canadienne des Sciences de la Santé ; 96 étudiants gradués, 21 stagiaires postdoctoraux (2016-2017), 70 professionnels de recherche, techniciens et infirmières ; et près de 18 M $ en subventions, bourses et contrats de recherche par année (près de 65 M $, 2014-2017), l’axe Maladies infectieuses et immunitaires (MII) se positionne toujours comme l’un des plus grands regroupements en son domaine au Canada, avec une excellente visibilité internationale.

Ses chercheurs forment une équipe multidisciplinaire composée de fondamentalistes (29), chercheurs cliniciens (10) et en santé publique (8), dont la mission est de prévenir et de contrôler les maladies infectieuses et immunitaires. Ils excellent dans des domaines de pointe en bactériologie, virologie, parasitologie, mycologie, microbiomique et génomique microbienne, résistance aux antimicrobiens, diagnostic rapide des infections, développement de nouvelles stratégies vaccinales et évaluation populationnelle de vaccins, ainsi que la réponse inflammatoire et l’évaluation et l’amélioration des diagnostics et traitements ayant surtout trait aux maladies rhumatismales autoimmunes systémiques (MRAS) et de l’os. Non seulement ces chercheurs continuent à bâtir sur les forces existantes, mais ils ont aussi su innover pour mieux se positionner dans des domaines émergents en microbiologie et immunologie. Le recrutement, en 2016, de Gary Kobinger, une sommité mondiale dans la lutte contre le virus Ébola et autres virus émergents, témoigne de la vision stratégique de l’axe.

Nos chercheurs font appel à des approches expérimentales à la fine pointe technologique, comme le séquençage de nouvelle génération, la métagénomique, la protéomique, la métabolomique, la microfluidique, la nanotechnologie, et la bio-imagerie en temps réel pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et préventives. Ils favorisent le développement de nouvelles plateformes de recherche clinique et travaillent également pour promouvoir le transfert des avancées biomédicales vers la pratique clinique et les programmes de santé publique. Ils contribuent à la fois au transfert technologique, à l’économie de la région et à une meilleure prise en charge des patients. Leurs travaux ont eu des retombées importantes sur le développement de nouveaux tests diagnostiques, vaccins et adjuvants, ainsi que sur les stratégies vaccinales au niveau populationnel.

Les chercheurs de l’axe MII interviennent aussi dans les prises de décision concernant les politiques et orientations en maladies infectieuses et immunitaires tant au niveau national qu’international. Par exemple, Marc Ouellette est le directeur scientifique de l’Institut des maladies infectieuses et immunitaires des IRSC depuis 2010. Il est aussi vice-président du Global Research Collaboration for infectious diseases preparedness et du TransAtlantic Task Force in Antimicrobial Resistance, co-préside le groupe de travail fédéral/provincial sur l’innovation en antibiorésistance, et témoigne comme expert aux chambres des communes et au Sénat. Le Dr Kobinger exerce un leadership déterminant sur les politiques interventionnelles de l’OMS (co-président du Global Network for outbreak response and readiness) en ce qui a trait à des pathogènes émergents/ré-émergents. Barbara Papadopoulou a été, jusqu’à tout récemment (2010- 2017), membre et vice-présidente du C.A. du FRQS et membre du C.A. de l’Académie Canadienne des Sciences de la Santé et siège sur des comités consultatifs internationaux (Burroughs Wellcome Fund, WorldLeih, TriTrypDB). Jacques Corbeil est membre du C.A. de Compute Canada et Marc Pouliot est le délégué universitaire des IRSC. Sylvie Trottier et Jean Gosselin sont respectivement directeurs des départements de microbiologie-infectiologie-immunologie et médecine moléculaire, et Michel J. Tremblay est vice-recteur adjoint à la recherche, à la création et à l’innovation de l’Université Laval. Les chercheurs de l’axe entretiennent de nombreuses collaborations au sein du CHU de Québec-Université Laval et de l'Université Laval, mais aussi avec d’autres universités au Canada et à l’étranger, et sont membres de plusieurs réseaux et centres d’excellence.

6 thèmes de recherche

L’axe MII regroupe une masse critique d’excellents chercheurs reconnus mondialement pour leurs travaux visant à mieux comprendre les mécanismes moléculaires de pathogenèse microbienne et la résistance aux antimicrobiens, ainsi que la réponse immunologique de l’hôte contre les infections et les processus inflammatoires et auto-immuns dans le contexte des maladies rhumatismales auto-immunes systémiques et de l’os. Le but de ces travaux est de développer ultimement de nouvelles approches préventives et thérapeutiques pour un meilleur contrôle des maladies infectieuses, inflammatoires, autoimmunes, rhumatismales et osseuses.

Plus spécifiquement, l’axe poursuit des recherches de pointe sur 6 thèmes :

  1. La pathogenèse microbienne et la réponse de l’hôte dans le contexte des infections bactériennes, fongiques, et virales. Les infections causées par le VIH-1, Influenza et autres virus respiratoires, virus herpétiques, CMV, hépatite C, Zika et Ébola sont au centre de nos activités.
  2. Les maladies parasitaires importantes pour la santé mondiale telles que la malaria et la leishmaniose, avec emphase sur les interactions hôte-parasites, les mécanismes d’invasion, la réponse aux antiparasitaires, et les mécanismes de régulation génique en réponse des stimuli environnementaux.
  3. Les mécanismes de résistance aux antimicrobiens et développement d’outils diagnostiques de médecine personnalisée au point de service pour la détection rapide en clinique des pathogènes et de leurs gènes de résistance aux drogues, ainsi que de nouveaux vaccins et immunothérapies pour un meilleur contrôle des maladies infectieuses.
  4. La santé publique et l’impact populationnel des vaccins, avec emphase sur le fardeau des maladies évitables par la vaccination, l’efficacité et la sécurité des vaccins, l’évaluation des programmes de vaccination et l’acceptabilité des vaccins.
  5. La réponse inflammatoire comme mécanisme de défense de l'hôte et au cours de pathologies aigues ou chroniques. Le processus inflammatoire, en particulier dans l’arthrite, le rôle des peptides bioactifs, nucléotides, lipides, cytokines et molécules d'adhésion dans la régulation de la réponse inflammatoire, et les phénomènes immunologiques prévalant lors des réactions rhumatismales et de tolérance immunologique sont un centre d’intérêt.
  6. Les maladies rhumatismales autoimmunes systémiques (arthrites débutantes, polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie, lupus érythémateux disséminé) et les maladies de l’os (ostéoporose, maladie de Paget). Les travaux portent sur
    1. la caractérisation clinique, la mesure de la qualité de vie, et l’évaluation de l’impact du lupus érythémateux disséminé sur la population;
    2. le développement de nouveaux marqueurs et cibles thérapeutiques dans les MRAS; et
    3. la prévalence de l’ostéoporose au Canada et l’incidence et l’impact des fractures osseuses.