Axe Endocrinologie et néphrologie

Les hormones au coeur de la régulation du corps humain

Données 2016-2017

0
Chercheurs
0
Étudiants
0
M$
Octrois
0
Publications

Directeur
Pierre Julien

Directeur adjoint
Mohsen Agharazii

Gestionnaire
Chantal Pelchat

2705, boulevard Laurier, T-4-07
Québec (Québec)
CANADA G1V 4G2

+1 418 525-4444, poste 46082
+1 418 654-2145

L’axe Endocrinologie et néphrologie regroupe 32 chercheurs réguliers et 9 chercheurs associés, dont 7 chercheurs-boursiers, 13 cliniciens, 3 nutritionnistes, 78 étudiants de 2e et 3e cycles et 9 postdoctorants (2016-2017), ainsi qu’environ 105 professionnels de recherche, stagiaires et membres du personnel de soutien répartis entre les sites du CHUL et de l’HDQ. Pour la période de 2014 à 2017, les chercheurs de l’axe ont obtenu plus de 32 M $ en subventions, bourses et contrats, 3 chaires de recherche du Canada (CRC), et 11 chaires de recherche industrielles étaient actives durant cette période. Historiquement, les directeurs hospitaliers des services suprarégionaux de lipidologie, d’endocrinologie, d’hypertension et de néphrologie sont des chercheurs au sein de cet axe. Les cliniques de lipidologie et d’endocrinologie diagnostiquent et traitent chacune annuellement ~6 000 patients. À la clinique d’endocrinologie, 30 % des patients sont diabétiques, dont le tiers de type 2. Le CHUQc-UL est un centre de référence tertiaire pour les maladies rénales et l’hypertension desservant l’Est du Québec (1 500 patients à la clinique d’hypertension artérielle, 1 500 en suppléance rénale, 950 greffés, 350 pré-dialysés, soit 2 000 consultations/an).

La recherche dans l’axe se distingue par l’intégration qu’il poursuit entre les connaissances fondamentales et cliniques, de l’étude approfondie des mécanismes moléculaires et cellulaires, jusqu’à l’identification de cibles thérapeutiques et le développement de nouvelles interventions thérapeutiques. Les chercheurs sont des professeurs de l’Université Laval répartis dans différentes facultés (Médecine, Pharmacie et École de nutrition) et dans différents secteurs des sciences de la santé (médecine, pharmacie, kinésiologie, nutrition, mathématiques, etc.). L’axe est donc un véritable générateur de recherche multidisciplinaire où la complémentarité des expertises mène à une approche intégrée des problématiques. À cet égard, le directeur de l’axe préside depuis 20 ans la Société québécoise de lipidologie, de nutrition et de métabolisme (SQLNM) et en organise le congrès annuel sur une variété de thèmes afin d’offrir un programme annuel d’éducation médicale continue accrédité par la Faculté de médecine et celle des Sciences infirmières de l’Université Laval. La position stratégique de l’axe a permis de supporter le 5e Congrès canadien conjoint de la SQLNM avec le réseau du FRQS sur la santé cardiométabolique, le diabète et l’obésité (CMDO) grâce à une subvention d’appui des IRSC et à la dissémination scientifique (Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète). Plusieurs chercheurs de l’axe participent activement au réseau du FRQS sur la médecine génétique appliquée. Ainsi, la recherche multidisciplinaire sous ce thème s’est développée de façon remarquable dans des secteurs prioritaires pour le Centre de recherche. Les travaux des équipes transdisciplinaires de l’axe s’inscrivent dans le Plan de développement stratégique de la recherche 2014-2019 du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, via l’avancement du continuum complet des connaissances dans le développement de nouvelles approches méthodologiques et technologiques, incluant la protéomique, la génomique, la bioinformatique, la chimie pharmaceutique et le développement de technologies associées aux soins personnalisés de santé, et en améliorant la santé en favorisant le développement de la recherche clinique au sein de chaque thème de recherche.

4 thèmes de recherche

Les programmes de recherche de cet axe sont centrés autour de 4 thèmes de recherche :

  1. Mécanismes d’action des hormones stéroïdiennes
    Ce thème inclut la biologie structurale et fonctionnelle des enzymes, leur biosynthèse et leur inactivation dans les tissus cibles. Depuis 20 ans, des chercheurs de l’axe ont joué un rôle de premier plan dans la mise en évidence d'un nouveau domaine de l'endocrinologie : l'intracrinologie, qui démontre qu'une proportion importante des androgènes et des œstrogènes sont synthétisés en périphérie dans les tissus cibles, à partir de précurseurs de stéroïdes sécrétés par les surrénales. Plusieurs chercheurs sont des pionniers dans la purification et la caractérisation des enzymes des voies de synthèse et d’inactivation des stéroïdes sexuels et autres molécules de signalisation cellulaire, de nouveaux mécanismes d’action des hormones ainsi que de la compréhension des mécanismes de régulation de l’expression des gènes. Ils poursuivent leurs travaux grâce à des méthodes analytiques hautement sensibles et spécifiques, dont la spectrométrie de masse, la cristallographie, ainsi que diverses approches de génomique fonctionnelle. Les chercheurs de la CRC en pharmacogénomique (Chantal Guillemette) étudient les facteurs responsables de la variabilité de l’action des hormones stéroïdiennes et des médicaments en combinant les études cliniques à la génomique, à la protéomique et à la métabolomique. Ce programme vise ainsi à adapter les traitements pharmacologiques au profil du patient et de sa maladie, et à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pouvant être exploitées afin de prévenir ou retarder les cancers récidivants. Les efforts centrés sur le développement du médicament sont épaulés par une expertise unique en chimie médicinale, en pharmacologie et en formulation.
  2. Médecine moléculaire des conditions hormono-sensibles inclut l’identification de facteurs de risque génétiques, hormonaux et environnementaux, ainsi que des mécanismes moléculaires du développement des conditions hormono- sensibles. Grâce au développement d'approches bioanalytiques par spectrométrie de masse, ce thème inclut aussi des recherches cliniques permettant de développer le traitement pharmacologique personnalisé axé sur la découverte de biomarqueurs pronostiques des cancers hormono-sensibles, ainsi que de nouvelles cibles thérapeutiques. Ce programme est supporté par de nombreuses subventions de Génome Canada, des IRSC, du MESI, ainsi que par une CRC en oncogénétique (Jacques Simard) et une Chaire de recherche et d'innovation L'Oréal en biologie numérique (Arnaud Droit). De plus, le contrôle endocrinien des cancers de la prostate et de l’endomètre, ainsi que le rôle anti-inflammatoire des acides gras, sont étudiés en collaboration avec les services de pathologie, d’oncologie, d’hémato-oncologie et de gynécologie du CHU de Québec-Université Laval. D’autres chercheurs utilisent des approches similaires pour mieux comprendre les déterminants génétiques et épigénétiques associés au diabète, à l’hypertension, à l’inflammation et au stress oxydatif, et évaluer les effets d’interventions pharmacologiques et nutritionnelles sur la sensibilité à l’insuline. Ces programmes multidisciplinaires touchent à toute la gamme de la recherche biomédicale : des modèles cellulaires aux études cliniques.
  3. Maladies endocriniennes et métaboliques
    Sous ce thème sont étudiés les mécanismes cellulaires et moléculaires de la pathogénie du diabète, des dyslipidémies et des maladies osseuses. Les services de lipidologie et d’endocrinologie du CHU de Québec-Université Laval y jouent un rôle clé grâce à leurs cohortes de patients qui offrent une occasion unique d’évaluer les facteurs de risque cardiovasculaire via la recherche translationnelle. Ce thème s’intéresse particulièrement au rôle de la nutrition dans l’expression génique (nutrigénomique) et a été supporté par une CRC en génomique appliquée à la nutrition et à la santé (Marie-Claude Vohl). Les études cliniques au sein de ce thème ont porté sur
    1. le rôle de la cinétique des lipoprotéines athérogènes sur le phénotype individuel de diverses dyslipidémies;
    2. les impacts latéraux d’agents hypolipidémiants (e.g. myopathies);
    3. les facteurs génétiques influençant la réponse métabolique aux suppléments d’acides gras oméga-3;
    4. l’intracrinologie des tissus adipeux;
    5. les facteurs nutritionnels, génétiques et environnementaux impliqués dans les diabètes de type 2 et gestationnel;
    6. le rôle des acides gras oxydés bioactifs dans le diabète et l’hypertension pendant la grossesse;
    7. l’inflammation et le stress oxydatif dans la maladie de Werner;
    8. les bases génétiques et moléculaires de la performance et de l’adaptation à l’exercice;
    9. les nouvelles cibles pharmacologiques potentielles à partir du profil métabolique des acides biliaires et de la bilirubine dans la cirrhose biliaire primitive;
    10. le développement d’inhibiteurs de la stéroïde sulfatase, un modulateur sélectif du récepteur des estrogènes pour traiter l’ostéoporose; et
    11. l’identification de nouveaux gènes impliqués dans la pathogénie des maladies osseuses (e.g. maladie de Paget) afin de développer des tests diagnostiques conventionnels ou pharmacogénomiques.
  4. Maladies vasculaires et rénales
    Ce thème vise à comprendre la physiologie du rein, l’insuffisance rénale et ses complications vasculaires, métaboliques et osseuses, ainsi que les modes de suppléance rénale et de préservation du greffon. Les objectifs sont d’élucider les mécanismes physiopathologiques d’atteintes vasculaires et rénales, dont des voies complexes de signalisation, le transport des électrolytes dans les tubules rénaux et les cellules vasculaires, la résistance à l’insuline, l’action des facteurs endothéliaux comme l’endothéline et le NO, la dysrégulation du métabolisme osseux et la calcification vasculaire, ainsi que les processus inflammatoires. Ce programme est supporté par la Chaire de recherche AMGEN en néphrologie (Moshen Agharazii, Richard Larivière, Fabrice Mac-Way, Sacha De Serres, Darren E. Richard) et une CRC en physiologie moléculaire (Paul Isenring). Ce thème regroupe des chercheurs cliniciens et fondamentalistes avec des expertises spécifiques et complémentaires, créant un environnement multidisciplinaire. De plus, des études visant à prolonger la vie du greffon en étudiant les dommages rénaux causés par des mécanismes immunitaires et non-immunitaires permettront de développer de nouvelles voies pour prévenir la dysfonction du greffon rénal, ainsi que la progression de l’insuffisance rénale et ses complications cardiovasculaires et métaboliques.