Le VPH livre l’un de ses secrets

Une équipe de chercheurs du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHU) vient de mettre en lumière une partie du processus par lequel le virus du papillome humain (VPH) entraine la formation de cellules cancéreuses.

Avec son équipe de recherche, Amélie Fradet-Turcotte, docteure en biochimie, chercheuse au CRCHU et professeure adjointe à l’Université Laval, a révélé qu’un petit groupe de virus du papillome humain, nommés à haut risque, vont modifier la structure des cellules qu’ils infectent, les rendant propices au développement d’un cancer.

« Pour assurer sa survie et rester saine, une cellule a besoin de plusieurs structures, dont certaines sont comparables à des agents de sécurité, qui veillent à ce que les cellules meurent éventuellement et qu’elles ne se répliquent pas à l’infini. Or, on sait que le cancer se développe lorsque les cellules commencent à se répliquer à un rythme effréné », explique Justine Sitz, étudiante au doctorat et première auteure de l’étude.

« Dans le cas du VPH, le virus vient s’emparer de certaines structures de la cellule hôte, notamment l’un de ses agents de sécurité, la protéine RNF168. Cet emprunt modifie la nature même de la cellule hôte, qui se met alors à se répliquer. C’est là qu’on assiste à la formation d’une tumeur cancéreuse », enchaine la chercheuse Amélie Fradet-Turcotte.

Cette découverte, publiée dans la prestigieuse revue Proceedings of the National Academy of Sciences, laisse entrevoir une cible pour le développement d’un éventuel traitement du VPH.

Le VPH, qui touche 75 % de la population, est la cause de 5 % des cancers, notamment les cancers du col de l’utérus et plusieurs cancers de la gorge et du pharynx. Or, seule une fraction des personnes atteintes du VPH développeront un cancer.

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